La fabrique d’une grammaire corporelle

Le vingtième siècle à permis de comprendre qu’un langage corporel permettait d’accéder aux ressentis et aux pensées des uns et des autres grâce à la découverte des neurones miroirs. Chacun peut dire aujourd’hui : « J’accède à la personne qui m’intéresse parce que, à mon insu, une partie de mon cerveau emprunte mentalement sa posture, ses expressions, m’autorisant à ressentir ce qu’elle ressent et à la comprendre. »

L’étape dans laquelle nous entrons aujourd’hui consiste à envisager : « Si je ressens la même chose que mon interlocuteur, c’est donc que je parle la même langue corporelle que lui.» Dans ce contexte, si le XXe siècle a été celui de la découverte des bases cérébrales du langage corporel, le XXIe siècle doit permettre de tirer du brassage de milliards de gestes, réunis en métadonnées visuelles comparées, les règles de cette langue corporelle humaine.

Cette langue corporelle, comme la langue maternelle du petit enfant, n’a pas à être apprise. L’enfant a simplement écouté sa langue maternelle, et des zones de son cerveau l’ont accueillie, exactement comme le langage corporel est lui aussi prédisposé à être accueilli par notre cerveau. Comme la langue maternelle cette langue corporelle possède son corps de règles et ses exceptions. La démarche synergologique est in fine un humanisme centré sur la recherche de son architecture, de sa grammaire.

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