Avoir pensé enfin des outils de mesure du langage corporel

Comment savoir si le langage corporel peut être observé et considéré comme objet de science sur des bases positivistes, c’est-à-dire démontrables ?

Il suffirait pour cela de répondre à une seule question clé : Est-il possible que deux personnes de culture différente effectuant les mêmes postures corporelles non conscientes dans des contextes différents aient le même type de pensée ?

Si par des méthodes à déterminer nous pouvons répondre «oui» à cette question, ce sera la preuve que certains des aspects du langage corporel peuvent être évalués à l’aide de méthodologies positives, et si nous devons répondre par la négative, l’observation devra se retrancher dans le champ du développement personnel, moins directement intéressé par les questions de science.

Le b.a.-ba du discours scientifique consiste donc à  fabriquer d’abord cette grille de classification.  Sans elle, il semble impossible de s’accorder ? Comment simplement espérer retrouver les mêmes signes corporels sans base de comparaison ?

Dans le champ de l’observation corporelle, riche de milliers d’articles scientifiques, évidemment plusieurs grilles descriptives de la gestuelle humaine existent. Pourtant de larges pans de la corporéité n’ont jamais été classifiés, simplement parce qu’il avait été jugé sur des bases éminemment subjectives qu’il était impossible d’établir une grammaire corporelle. Sans le constat de départ de l’inexistence d’une grille exhaustive, la Synergologie serait sans objet et donc ne serait jamais née.

Ainsi le travail de répertoire à permis de noter :

– Qu’il n’existait pas de grille de classification des lieux topologiques ou la main se pose sur le visage ou le corps.

-Qu’il n’existait pas de grille du geste prenant en compte ensemble la main utilisée, la configuration de cette main, la destination de la main dans l’espace, les mots employés alentour du geste.

– Qu’il n’existait pas de classification des configurations des mains l’une dans l’autre

– Qu’il n’existait pas de codification des mouvements de main dans les cheveux et dans la barbe.

– Qu’il n’existait pas de classification des protrusions de la langue, ou des morsures de lèvres.

– Qu’il n’existait pas de classification des clignements de paupières asymétriques.

La Synergologie, c’est donc d’abord la fabrication d’une grille prenant en compte le lieu de naissance du  signe gestuel (visage, cou etc), la configuration de ce signe gestuel (forme prise par le poignet par exemple), une grille topographique du visage du corps et de l’espace,  la nature de ce signe (boucle, microdémangeaison, engramme etc), la vitesse du signe, et le langage verbal.

De nombreux grilles  fonctionnelles ont ensuite été construites, notamment une grille fonctionnelle des arrières-plans mentaux permettant de prendre en compte les dimensions cognitives liées à la théorie de l’esprit, mais ce travail n’aurait pas pu être complété sans la grille organique générale de départ appelée plus communément le Tableau d’Éléments Corporels (T.E.C)

C’était la seule façon de placer le débat sur des bases qu’on appelle en sciences, réfutables.  La seule manière de s’assurer que nous parlons tous bien des mêmes phénomènes corporels ?

Terms & Conditions data-spy="scroll" data-target=".navbar" data-offset="50" data-top-offset="-70"