Pour en finir avec le vocable désuet « non-verbal »

« Non-verbal ». Ce qui n’est pas verbal  ( L’expression  a été inventée par E.T Hall  en 1950 ). Cette juxtaposition de deux mots simples a eu un succès inattendu mais elle a malheureusement obscurci la réflexion plutôt que de l’éclairer….

  Avez-vous déjà vu un objet de science défini par son opposition à un autre objet ? « Non… »  C’est ce qu’on appelle une expression apophatique, une expression fondée sur une opposition. Elle ne définit rien. La biologie, la physique, les mathématiques, la mécanique générale et la mécanique quantique, l’astronomie, L’archéologie… le football, les arts martiaux … sont fondés sur des raisonnements « non verbaux », à mille lieux du langage corporel.

Peut-être pensez-vous plutôt : Pourquoi parler de synergologie, car après tout le langage corporel est déjà pris en compte par des disciplines prestigieuses : Le premier réflexe du médecin n’est-il pas d’observer son patient d’abord d’un point de vue corporel ? le psychiatre ne repère-t-il pas l’agitation par le langage corporel ? l’anthropologue n’observe-t-il pas les peuples à partir de leur corporéité ? et de quoi les pédiatres disposeraient-ils comme objet d’observation sans le langage corporel de bébé ?

La différence entre ces disciplines et la synergologie c’est qu’aucune d’entre elles n’a fait du langage corporel son objet d’étude spécifique.  Le médecin ne s’intéresse pas au langage corporel. Il s’intéresse à son patient. L’anthropologue à l’espèce humaine, le psychiatre au psychisme, le psychologue à la psyché.

Le langage corporel sera l’objet d’observation de la synergologie.

* Edward T. Hall (1959) he Silent Language,Doubleday. 192 pp. New York.

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