Parce que la preuve est faite que la cognition est lisible sur le corps

La perspective privilégiée par la science aujourd’hui est dite externaliste et c’est très nouveau dans l’histoire de la connaissance. Cela signifie que la conception voulant que l’être humain pense le monde depuis l’intérieur de son cerveau est une conception aujourd’hui dépassée. C’est au contraire en interaction qu’il se redéfinit en permanence. L’enaction montre comment l’environnement influence cognition et comportement.

« L’inscription corporelle de l’esprit » (Varela) est dans ce contexte le processus par lequel les pensées et les sentiments sont enregistrés dans le corps, affectant de manière systémique la manière dont nous interagissons et communiquons avec le monde extérieur.

Le monde extérieur inscrit dans notre corps, garde la mémoire de ses expériences. En lien avec l’énaction, la cognition incarnée inscrite dans le corps est restituée avec le discours. La cognition est partagée parce que nous communiquons avec l’autre à partir d’informations faciales et corporelles que nous partageons avec lui. La cognition est enveloppée parce que la nature de nos vêtements par les contraintes qu’ils nous imposent, modifient également l’appréciation de l’interaction. Enfin la cognition est située, parce que l’environnement modifie la cognition.

Comprendre l’autre c’est aujourd’hui faire la part des informations exploitables que nous offrent ces diverses cognitions inscrites sur le corps, en interaction. Ce champ théorique s’appelle l’embodiment.

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